Djibouti, un pays ni libre ni démocratique

28 janvier 2021

Djibouti demeure aujourd'hui l'un des pays les moins libres et les moins démocratiques du monde, vivant sous un régime de parti unique qui prévaut depuis son indépendance en 1977, et ou les réformes démocratiques attendues n'ont pas eu lieu. 

Face à de graves défis, le parti de l’opposition membre de l’IS, le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) dirigé par Daher Ahmed Farah, cherche à faire aboutir les réformes démocratiques et institutionnelles convenues dans un accord-cadre signé par le gouvernement et l’opposition en décembre 2014, prévoyant notamment la création d’une commission électorale nationale commune indépendante. L’échec du régime à mettre en œuvre ces réformes place Djibouti en porte-à-faux avec la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, que le pays a pourtant signée et ratifiée et qui exige des États parties de créer et de consolider des organes électoraux nationaux indépendants et impartiaux.

L’Internationale Socialiste renouvelle son appel à la pleine application de l’accord-cadre de décembre 2014, avec notamment la création d’une commission électorale commune indépendante comme prérequis à la tenue d’élections présidentielles libres et régulières en avril 2021 à Djibouti. Nous exprimons toute notre solidarité avec le MRD et tous ceux qui œuvrent pour la démocratie, les libertés individuelles et les droits humains dans le pays. La communauté internationale doit faire pression sur le régime au pouvoir pour que cette année le peuple djiboutien puisse enfin exprimer librement sa volonté démocratique et élire son président sans craindre les fraudes et le recours à la force omniprésents pendant les précédents scrutins.

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